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08/12/2014

Tu sens comme quelque chose se prépare ?

Tu sens comme quelque chose se prépare ? Tu nous sens nous éloigner les uns des autres, toujours plus, et de la lune qui cherche à nous montrer violent sa gueule de monnaie rutilante, pour nous rappeler qui gouverne encore et encore ? C'est toujours le même combat, toujours le même épuisement qui conduit les hommes à tout laisser passer. Finalement, après un peu d'agitation, après un cri monotone qui perce à peine la nuit. Il y a des feux dans la forêt, des phares de bagnole et ça clignote violent entre les arbres. Tu nous sens nous serrer sur la route, de plus en plus proches et aveugles, tu sens les bouchons arriver ? Pense à mettre tes warnings lorsque tu sentiras que la queue n'est qu'un cercle infinie qui se bouffe le bout à jamais, préviens au moins les autres derrière de ne pas venir, toi qui y est déjà, ne te reproduis pas, reste un sémaphore, un phare qui a déjà senti contre son mur les vagues implacables, qui se recroqueville contre le vent violent. Quelque chose se prépare, c'est la nuit qui se tend toute entière, tu sens comme on se bande les muscles ? Tu sens comme je bande en pensant à ce quelque chose qui se prépare et qui bourdonne sous l'épaisseur des choses de la nuit ? Pense à mettre tes warnings, les feux de détresse ne sont jamais de trop, ils brûleront à jamais malgré tous ceux qui cherchent à les éteindre. Ils brûleront malgré la fatigue, l'absence de combustible, l'oxygène qui se raréfie, l'ennui, le cerveau qui vacille, le cerveau-papillon qui oscille et ne tient pas la distance, de moins en moins, de plus en plus les feux se multiplient et masquent ceux de détresse, on cherche à les éteindre, à les noyer dans un grand feu total, uni, tu sens comme tout tend vers une seule couleur ? Un orange pâle, saumon, une couleur fade qui t'assomme violent si tu cherches à penser. Regarde passer les hommes, regarde passer les femme,es ton cerveau se transforme, il s'éteint. Tu sens comme le vent violent évite tes pensées ? Tu sens le k-way qu'on te met ? Il y a beaucoup, indifféremment, tout le temps. Tu sens comme c'est constant ? Ne te laisse pas le temps de respirer, tu pourrais apercevoir au détour de la route les coins de la forêt que tu feins d'ignorer, que tu as même réussi à complètement oublier. Tu sens clignoter parfois les arbres que tu te caches ?

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