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31/12/2013

Tu la sens la transe minuscule de la solitude ?

Tu la sens la transe minuscule de la solitude ?
La largeur, la hauteur, les diagonales que l’on prend en dansant
Quand personne ne voit ou imagine ?

J’ai mis de grands coups de bois dans les têtes en carton :
Ça calme sur le coup.
Des poings dans les murs
Et des cris, pour si peu.

Pourtant je la sens la transe minuscule
Des télescopes qui deviennent des microscopes
Et inversement. Être
Seul, c’est faire que le corps renferme l’ensemble
C’est pomper l’air et le recracher,
Devenu vert et fétide
Pour un mot ou un silence.
C’est penser à l’allure du temps,
C’est la pensée avant les mots
Et la frustration d’en dire
Autant que possible
Sans écorcher
Le peu de sens.

Tu la sens la minuscule transe ?
L’euphorie de l’insecte
Infime et invincible ?
C’est cristalliser l’espace où l’on évolue
Pour en faire un tombeau de la taille de l’univers.
Plutôt grand quoi.

 

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